S’investir dans la solidarité internationale

S’investir dans le champ de la coopération et de la solidarité internationale peut prendre diverses formes, pour tous les âges et toutes les disponibilités :  emplois, stages, volontariats, services civiques, mécénat de compétences, congés solidaires, bénévolat. Les structures potentiellement pourvoyeuses d'emploi dans le champ de la coopération internationale peuvent avoir une dimension d’envergure internationale ou locale, tous statuts confondus : l'État, l'Europe, l'Onu, le Pnud, les régions, les départements, les villes majeures, quelques communautés de communes, les associations internationales, nationales ou locales, les structures de santé, d‘enseignement, les entreprises, les réseaux. Les postes offerts dans les entreprises sensibilisées à une démarche solidaire sont souvent des postes de marketing ou de communication, parfois de chargé de mission sur le terrain lorsqu’elles mènent une action directe. Bien souvent elles sont simples bailleurs de fonds et leur action transite par une fondation que l’on peut retrouver au sein de la Fondation de France. Les postes sont alors davantage des postes d’évaluation de dossiers et de projets et de mise en relation avec les bailleurs.

Au siège…

Le siège est le QG des structures impliquées dans des projets de coopération internationale où se travaillent les missions en amont (lors de la mise en place des projets) et sert également de base arrière (en liaison constante avec les équipes de terrain). C'est là que se prennent toutes les décisions stratégiques, que s'élaborent les programmes, se recrutent les volontaires, se collectent les fonds. Comme le terrain, il offre, pour les plus grosses associations, tout un éventail de métiers, depuis les plus classiques (responsable financier, responsable des ressources humaines, responsable du marketing, etc.) qui pourront néanmoins revêtir une dimension particulière parce qu'intégrés à une ONG, jusqu'aux plus spécifiques (responsable de la collecte et de la recherche de fonds ou fundraisers, responsable géographique ou technique). Tous sont généralement salariés. Mais qui dit siège, ne dit pas forcément immobilité. Certains postes en effet exigent de fréquents déplacements sur le terrain : un bon compromis lorsque l'on a la bougeotte mais que l'on veut rester vivre en France. Ce sont des responsables géographiques et techniques qui gèrent les services opérationnels du siège. Ils sont chargés du suivi des programmes en relation directe avec le terrain. La répartition au sein d'une ONG se fait en général selon deux critères : l'aire géographique à laquelle appartient le programme et le type d'action menée.

Sur le terrain…

LE CHEF DE MISSION
Chef de mission, coordinateur, responsable de programme, les appellations varient selon les structures mais la fonction reste la même : chapeauter la mission sur le terrain. Sur ses épaules repose en grande partie le succès d'un programme. Son rôle consiste à être l’interlocuteur du siège sur le terrain, l’interface entre les autorités locales et la structure porteuse du projet, il est généralement le premier à partir pour préparer les équipes (obtention des autorisations, recherche d'un logement, etc.). Ensuite, il encadre l'équipe d'expatriés, veille à sa cohésion, réconforte, gère le stress, les tensions et les accrochages qui peuvent survenir entre les volontaires. Du point de vue matériel, il gère la réalisation du projet. Il répond aux problèmes pratiques qui peuvent se poser pendant le déroulement du programme, évalue régulièrement son avancement, veille à son adéquation aux besoins et redéfinit les objectifs, si nécessaire. Concernant son cursus, l'expérience de terrain prime sur toutes les formations théoriques. On devient rarement chef de mission sans s'être rôdé plusieurs années au sein d'une ou plusieurs ONG. Selon la nature du programme (médical, alimentaire, éducatif, etc.), on exige souvent de lui des compétences solides dans un domaine précis. Là encore, des qualités très diverses sont requises. Elles sont d'abord humaines : sens de la communication, faculté d'écoute, capacité à diriger, diplomatie. Il faut aussi avoir une grande capacité d'analyse, le sens de l'improvisation et de l'organisation et savoir faire preuve de fermeté et de sang-froid. Un très bon équilibre et une grande solidité sont indispensables. Beaucoup suivent une formation de type « Bac+4 ». La pratique de l'anglais est indispensable.

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LE RESPONSABLE TECHNIQUE
Il assume les mêmes fonctions que le responsable géographique si ce n'est qu'il n'agit que dans un domaine de compétences précis (médical, nutrition, eau, logistique, agriculture, etc.) et qu'il règle surtout des problèmes pratiques. Pour son cursus, les qualités sont à peu près les mêmes que celles du responsable géographique : de très grandes compétences techniques et une solide expérience de terrain.

LE RESPONSABLE GÉOGRAPHIQUE
Il assure le suivi des programmes rattachés à son aire géographique, depuis leur initiation jusqu'à leur achèvement. Avant leur lancement, il est chargé de les présenter aux bailleurs de fonds et d'obtenir les financements nécessaires à leur mise en route, puis d'évaluer les besoins en expatriés et de présenter la situation aux volontaires avant le départ. Ensuite, il suit les différentes actions sur le terrain. Il est le principal interlocuteur du chef de mission et doit répondre à tous les problèmes qui peuvent se poser au sein de chaque programme. C'est une relation quasi quotidienne, surtout dans les missions d'urgence. Enfin, au retour des volontaires, il participe au debriefing. Une grande part de son travail est consacrée à la collecte d'informations et à leur analyse. Les déplacements sur le terrain sont très fréquents (participation aux missions exploratoires, recherche d'informations, rencontre des autorités locales, suivi des programmes sur place). Concernant son cursus, là encore, il n'y a pas de profil précis. Sciences Po ou une bonne école de gestion peuvent être une porte d'entrée. Il faut de toute manière de bonnes notions de géopolitique et une très grande ouverture sur le monde pour pouvoir analyser les situations et éventuellement prévenir les crises. Et surtout, il faut une solide expérience préalable du terrain, indispensable pour acquérir un savoir-faire et pour comprendre les problèmes qui se posent dans une mission. Les qualités principales sont la patience, l'ouverture d'esprit et la curiosité. Mais il faut aussi savoir déléguer, car c'est un travail de groupe, et être très rigoureux, notamment pour maîtriser les chiffres.

LE POLYVALENT
Longtemps maillon faible de la chaîne, la logistique est l'un des secteurs qui a le plus bénéficié de la professionnalisation accrue ces dernières années. La part qu'occupent désormais les logisticiens au sein des ONG en témoigne : ils sont plus d'une centaine à Médecins Sans Frontières et Médecins du Monde. Hommes à tout faire, hommes-orchestres, les dénominations sont multiples pour désigner ceux qu'on appelle, dans le jargon des ONG, les logs. Éléments incontournables d'une mission, ce sont eux qui prennent en charge toute l'organisation matérielle de la mission depuis l'acheminement des denrées jusqu'à l'intendance quotidienne des équipes. Du généraliste (qui devra aussi bien savoir mettre les mains dans le cambouis que jouer les fins négociateurs auprès des autorités locales) au spécialiste, qui ne prendra en charge qu'un secteur précis, le domaine d'intervention des logs est des plus vastes.

Réseau Bretagne Solidaire

Créé le 16 novembre 2018, sous statut d'association Loi 1901, le Réseau Bretagne Solidaire (RBS) est le 12ème réseau régional multi-acteurs (RRMA) au service des acteurs bretons engagés dans des projets de coopération internationale et de solidarité. Sa vocation ? Accompagner les acteurs associatifs, publics, économiques et institutionnels dans leur politique de coopération internationale et leurs projets de solidarité internationale, en favorisant les échanges, le travail collaboratif, le renforcement des compétences et la valorisation des initiatives.

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